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Willie COLON

  • Que viva la salsa !
  • Musique

D'origine portoricaine, Willie Colón (William Anthony Colón Román) est né le 25 avril 1950 dans le Bronx. Considéré comme l'un des pionniers de la salsa, il est à la fois directeur musical, compositeur, producteur, chanteur et tromboniste.

 

En 1967, alors qu'il n'a que 17 ans, il signe avec Fania et enregistre son premier album "El Malo". Ses compositions "Jazzy" et "I wish I Had a Watermelon" deviennent très vite des tubes.

Il commence une collaboration fructueuse avec Héctor Lavoe, chanteur d'origine portoricaine, avec qui il enregistre 14 albums, jusqu'au milieu des années 1970.

 

Willie Colon introduit dans la musique latine et dans le latin-jazz des influences extra-cubaines. Ses albums sont appréciés pour leurs influences pluri-culturelles : chansons enfantines d'Afrique, musiques du Brésil, de Cuba, des Caraïbes ou du Panama. A travers ses compositions qui abordent tous les thèmes, de la criminalité jusqu'à la politique, il développe le concept de salsa engagée..

 

A la fin des années 1970, il écrit la première salsa symphonique pour un ballet télévisé.

A la même époque il commence à collaborer avec la chanteuse Celia Cruz et il produit des albums pour Rubén Blades qui vont rencontrer un grand succès.

En 1981, il obtient un disque d'or pour son album "Fantasmas.

Dans les années 1980, il part en tournée en Europe et enregistre des chansons pour d'autres compositeurs, notamment pour Jacques Brel.

A la fin des années 1980, il produit un album pour Celia Cruz et pour Héctor Lavoe et obtient un hit avec "Set the Fire to Me".

Il collabore également au très populaire et controversé album de musique latine 'The Rose Tattoo (Tatuaje..)' de David Byrne.


 

 

Paroles de la chanson "El gran varon"

 

Original

Traduction

En la sala de un hospital
A las 9 y 43 nació Simón
Es el verano del 63
El orgullo de Don Andrés
Por ser varón
Fue criado como los demás
Con mano dura
Con severidad nunca opinó
Cuando crezcas vas a estudiar
La misma vaina que tu papá,
Oyelo bien tendrás que ser
Un gran varón.

Dans une chambre d'hôpital,
A 9h43, Simon est né
C'est l'été 1963
Don Andrés est très fier
Que ce soit un garçon
Il a été élevé comme les autres,
D'une main dure,
Avec sévérité, sans jamais désobéir
Quand tu grandiras, tu vas suivre
La même voie que celle de ton père
Que ce soit bien entendu, il faudra que tu sois
Un homme, un vrai.

Al extranjero se fue Simón
Lejos de casa se le olvido aquel sermón
Cambió la forma de caminar,
Usaba falda, lápiz labial
Y un carterón
Cuenta la gente que un día el papá
Fue a visitarlo sin avisar,
Vaya que error,
Una mujer le habló al pasar
Le dijo : hola que tal papá como te va
¿No me conoces ? yo soy Simón,
Simón tu hijo, el gran varón.

Simon est parti à l'étranger
Loin de sa maison, il a oublié ce sermon
Il a changé sa façon de marcher,
Il mettait des jupes, du rouge à lèvre
Et portait un sac à main
On raconte qu'un jour le père
Partit lui rendre visite sans le prévenir.
Ah quelle erreur,
Une femme l'interpella en le croisant
Elle lui dit : « Bonjour papa, comment vas-tu ? 
Tu ne me reconnais pas ? Je suis Simon
Simon, ton fils, l'homme, le vrai ».

No se puede corregir a la naturaleza
Palo que nace dobla'o,
Jamás su tronco endereza.

On ne peut pas retoucher ce que la nature a fait
Un arbre qui a poussé tordu,
Ne redressera jamais son tronc.

No se puede corregir...

On ne peut pas retoucher...

Se dejo llevar por lo que dice la gente
Su padre jamás le habló
lo abandonó para siempre

Il s'est laissé influencer par ce que disaient les gens
Son père ne lui a jamais parlé,
Et l'a complètement abandonné

No se puede corregir...

On ne peut pas retoucher...

No te quejes Andrés,
No te quejes por nada

Ne te plains pas, Andrés,
Ne te plains surtout pas

Si del cielo te caen limones,
Aprende a hacer limonadas.

Si des citrons tombent du ciel,
Apprend à faire de la limonade

No se puede corregir...

On ne peut pas retoucher...

Y mientras pasan los años
El viejo cediendo un poco
Simón ya ni le escribía,
Andrés estaba furioso

Et pendant que les années passaient,
Le vieux faiblissant un peu,
Simon ne lui écrivait même pas,
Andrés était furieux

No se puede...

On ne peut pas retoucher...

Por fin tuvo noticias
De donde su hijo estaba
Andrés nunca olvidó
El día de esa triste llamada.

Enfin, il a reçu des nouvelles
De l'endroit où était son fils
Andrés n'a jamais oublié
Le jour de ce triste appel

Alelelelele lelelele leleleleleeee

Alelelelele lelelele leleleleleeee

Alelelelele lelelele lelelelelee

Alelelelele lelelele lelelelelee

En la sala de un hospital
De una extraña enfermedad murió Simón
Es el verano del 93
Al enfermo de la cama 10 nadie lloró
Simon, Simooooooon, Simon.

Dans une chambre d'hôpital
Simon est mort d'une maladie étrange
C'est l'été 1993 
Personne n'a pleuré le patient de la chambre 10
Simon Simoooon simon

No se puede corregir...

On ne peut pas retoucher...

Hay que tener compasión
Basta ya de moraleja
El que este libre de pecado
Que tire la primera piedra.

Il vaut mieux éprouver de la compassion
C'en est assez de la morale
Que celui qui n'a jamais péché
Jette la première pierre

No se puede corregir...

On ne peut pas retoucher...

El que nunca perdona tiene el destino cierto
De vivir amargos recuerdos en su propio infierno.

Celui qui ne pardonne jamais peut être certain
De vivre dans un enfer peuplé d'amers souvenirs.

No se puede corregir...

On ne peut pas retoucher....

Alelelelele lelelele lelelelele
Alelelelele lelelele

Alelelelele lelelele lelelelele
Alelelelele lelelele

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